Application interne pour le groupe : répertoire de morceaux travaillés (avec liens de tutos par instrument), suggestions de nouveaux morceaux avec vote nominatif, setlist du prochain concert (avec rappel) et historique des concerts passés.
Stack 100% JavaScript : backend Node.js/Express servant des pages HTML/CSS/JS vanilla (pas de framework front, pas de build step) + API REST, PostgreSQL, authentification via OpenID Connect contre une instance Authentik existante.
Ce qui suit correspond au déploiement réel : Traefik en reverse proxy, Authentik sur le même réseau Docker externe `traefik-proxy`, l'app exposée sur `octane.dandrove.com`, l'image tirée de `ghcr.io` (voir [CI/CD](#cicd-et-mises-à-jour)).
`POSTGRES_PASSWORD` est la seule variable Postgres à renseigner : l'app se connecte avec des champs séparés (host/port/base/utilisateur déjà pré-remplis avec les valeurs par défaut du service `postgres`), pas une URL unique — donc n'importe quel caractère spécial dans le mot de passe (généré par `openssl rand -base64` par exemple) fonctionne sans encodage particulier.
`AUTHENTIK_ISSUER_URL` utilise ici le nom du conteneur Authentik sur le réseau `traefik-proxy` (remplacez `authentik-server` par le vrai nom de service de votre stack Authentik — `docker ps` sur cette stack vous le donnera) plutôt que l'URL publique, pour éviter un aller-retour inutile par Traefik. L'URL publique fonctionne aussi si vous préférez.
Pas de port publié sur l'hôte : Traefik parle directement au conteneur `octane-app` sur le réseau `traefik-proxy`, port 3000 (celui écouté par Express en interne).
## Intégration Traefik
Le `docker-compose.yml` ci-dessus utilise déjà les **labels Docker** (option recommandée). Deux cas selon la configuration de votre Traefik :
### Option A — provider Docker (labels), déjà en place
Si Traefik tourne avec le provider Docker activé (`--providers.docker=true` et accès au socket Docker) et surveille le réseau `traefik-proxy`, rien à faire de plus : les labels du service `app` suffisent. Vérifiez juste que :
- Traefik est bien attaché au réseau `traefik-proxy`,
- l'entrypoint `websecure` et le `certResolver``myresolver` correspondent aux noms utilisés dans votre configuration Traefik (adaptez les labels sinon).
### Option B — provider fichier (dynamic config)
Si votre Traefik est plutôt piloté par des fichiers de configuration dynamique (comme votre exemple `guitar-scale`), retirez les `labels` du service `app` dans `docker-compose.yml` et ajoutez ce fichier à votre dossier de conf dynamique Traefik (ex: `dynamic/octane.yml`) :
```yaml
http:
routers:
octane:
entryPoints: ["websecure"]
rule: Host(`octane.dandrove.com`)
service: octane-service
tls:
certResolver: myresolver
services:
octane-service:
loadBalancer:
servers:
- url: "http://octane-app:3000"
```
`octane-app` est le `container_name` fixé dans `docker-compose.yml` — Docker en fait un nom résolvable en DNS pour tout conteneur attaché au même réseau (`traefik-proxy`), donc Traefik peut l'atteindre directement par ce nom sans passer par le provider Docker.
| `/index.html` | Tous (lecture et écriture) | Répertoire des morceaux travaillés, liens/vignettes YouTube et Spotify, tutos embarqués par morceau et par instrument. Ajout avec autocomplete titre/artiste + liens auto-trouvés ([détails](#recherche-automatique-de-morceaux)) |
| `/suggestions.html` | Tous | Proposer un morceau (liens YouTube et Spotify + note libre), voter approuver/rejeter avec commentaire (attribué nominativement), ajouter une suggestion au répertoire |
| `/history.html`, `/history-detail.html` | Tous (lecture et écriture) | Historique des concerts passés, modifiable (date, morceaux, ordre, rappel) et supprimable. `/history.html` propose deux vues : chronologique (par défaut, tous les concerts détaillés avec YouTube embarqué par morceau, du plus récent au plus ancien) et réduite (liste compacte, comme avant) |
| `/calendar.html` | Tous (lecture et écriture) | Disponibilités du groupe pour les 3 prochaines semaines (calendrier, filtres par personne, modale par jour) — [détails](#disponibilités-calendrier) |
Le mode par défaut est la consultation ; les pages Répertoire, Setlist et Suggestions sont interactives pour toute personne connectée (chaque action reste attribuée nominativement via Authentik).
Un bouton clair/sombre dans la barre de navigation permet de forcer un thème (mémorisé par navigateur) ; sans préférence explicite, l'app suit le thème du système.
- **Membre** : tout le monde — consulte, ajoute/modifie/supprime des morceaux du répertoire et leurs tutos, crée/modifie/supprime des concerts (à venir ou passés) et leur setlist, propose des suggestions, vote/commente, ajoute une suggestion au répertoire.
- **Admin** : en plus, rejette ou supprime une suggestion (modération).
Le rôle admin n'est volontairement pas plus étendu pour l'instant : son périmètre exact (au-delà de la modération des suggestions) reste ouvert et pourra évoluer. Il n'y a pas de gestion des utilisateurs dans l'application elle-même — Authentik reste la seule source de vérité pour qui a accès et qui est admin (claim `groups`, recalculé à chaque connexion).
En tapant un titre dans le formulaire "Ajouter un morceau" du répertoire, une liste de suggestions apparaît (titre, artiste, pochette), basée sur l'[iTunes Search API](https://developer.apple.com/library/archive/documentation/AudioVideo/Conceptual/iTuneSearchAPI/) d'Apple — **gratuite, sans clé, sans inscription**, donc ça fonctionne dès le premier déploiement sans rien configurer.
En sélectionnant une suggestion, l'app tente aussi de retrouver automatiquement les liens **YouTube** et **Spotify** correspondants. Ça, en revanche, nécessite des identifiants (facultatifs) :
| Variable | Obtenir | Sans elle |
|---|---|---|
| `YOUTUBE_API_KEY` | [Google Cloud Console](https://console.cloud.google.com/) → activer "YouTube Data API v3" → créer une clé API (quota gratuit largement suffisant pour un groupe) | Le champ lien YouTube reste vide, saisie manuelle |
| `SPOTIFY_CLIENT_ID` / `SPOTIFY_CLIENT_SECRET` | [Spotify for Developers](https://developer.spotify.com/dashboard) → créer une app → Client ID/Secret (flux "Client Credentials", pas de compte utilisateur impliqué) | Le champ lien Spotify reste vide, saisie manuelle |
Si aucune des deux n'est configurée, l'autocomplete titre/artiste marche quand même — seuls les liens ne se remplissent pas tout seuls. Vous pouvez ajouter ces clés à tout moment dans `.env` sans changement de code, juste un redémarrage du conteneur `app`.
Si la recherche ne trouve rien (morceau trop obscur, faute de frappe...), rien ne bloque : titre, artiste et liens restent modifiables à la main comme avant.
La page `/calendar.html` montre, pour les 3 prochaines semaines, les créneaux de répétition (lun–ven 18h30–21h, sam–dim 15h–19h) où chaque membre est disponible — calculé par un workflow **n8n** externe qui interroge Google Calendar (FreeBusy API) de chaque personne. Cette fonctionnalité est une fusion complète de l'ancien projet séparé [octane-calendar](https://github.com/nfonteyne/octane-calendar) dans cette application (même thème, même authentification, un seul déploiement).
### Fonctionnement
```mermaid
flowchart LR
UI["Page /calendar.html"]
API["API /api/calendar/*"]
N8N["Workflow n8n"]
GCal[("Google Calendar<br/>FreeBusy API")]
DB[("Postgres<br/>calendar_*")]
UI -- "Actualiser" --> API
API -- "déclenche (GET webhook)" --> N8N
N8N -- "interroge" --> GCal
N8N -- "{ slots: [...] }" --> API
API -- "ingère" --> DB
DB -- "lecture" --> API
API -- "sert les données" --> UI
```
- Bouton **"Actualiser les disponibilités"** : appelle `POST /api/calendar/refresh`, qui déclenche le webhook n8n et attend sa réponse en tâche de fond (jusqu'à 5 min), pendant que la page sonde `GET /api/calendar/workflow-status` toutes les 4 secondes.
- Deux endpoints sont appelés **directement par n8n** (pas par le navigateur, donc pas de session possible) : `POST /api/calendar/ingest` (résultats d'une ingestion) et `POST /api/calendar/workflow-error` (notifié par le workflow d'erreur n8n). Ils sont protégés par un secret partagé plutôt que par la connexion Authentik :
Si vous reprenez un workflow n8n existant (depuis l'ancien `octane-calendar`), mettez à jour ses noeuds HTTP pour pointer vers `https://octane.dandrove.com/api/calendar/...` et ajouter ce header.
### Variables d'environnement
| Variable | Description |
|---|---|
| `N8N_WEBHOOK_URL` | URL complète du webhook n8n (production, pas l'URL de test) — **optionnel** : sans elle, la consultation des disponibilités déjà connues fonctionne, seul le bouton "Actualiser" renvoie une erreur explicite |
| `N8N_WEBHOOK_USER` / `N8N_WEBHOOK_PASS` | Identifiants HTTP basic-auth configurés sur le noeud webhook n8n, si vous en avez mis un |
| `CALENDAR_WEBHOOK_SECRET` | **Requis** — générer avec `openssl rand -hex 32`, à renseigner aussi côté n8n (header `X-Calendar-Webhook-Secret`) |
### Personnes suivies
La liste des personnes (et leur couleur) est amorcée en base par la migration `006_calendar_seed_people.sql` (Nathan, Raphaël, Yann, Jules, AK — mêmes noms que dans le workflow n8n d'origine, dont le mapping calendrier Google ↔ nom se fait dans le noeud "Build FreeBusy Request"). De nouvelles personnes apparaissant dans les données ingérées sont ajoutées automatiquement avec une couleur de la palette.
- Un reverse proxy Traefik déjà en place, avec un réseau Docker externe partagé (`traefik-proxy` dans nos exemples) sur lequel Authentik est également connecté
1. Créer un **Provider** OAuth2/OIDC dans Authentik, avec comme redirect URI la valeur que vous mettrez dans `OIDC_REDIRECT_URI` (ex: `https://octane.dandrove.com/auth/callback`).
2. Créer une **Application** Authentik pointant vers ce provider.
3. S'assurer qu'un **scope mapping** expose un claim `groups` dans l'ID token (Authentik a un mapping `groups` intégré dans les versions récentes, sinon créer un mapping personnalisé renvoyant `request.user.ak_groups.all()`).
4. Créer un **groupe** Authentik (ex: `octane-admins`) et y ajouter les membres qui doivent être admins de l'application.
5. Noter le Client ID / Client Secret du provider.
6. Optionnel — pour afficher l'avatar sur la page profil (`/profile.html`) : le scope `profile` doit renvoyer un claim `picture`. Si votre version d'Authentik ne le fait pas nativement, ajoutez un scope mapping personnalisé renvoyant l'URL de l'avatar (ex: `request.user.avatar`). Sans ce claim, un avatar généré à partir des initiales est affiché à la place — aucune configuration n'est requise pour ce cas.
| `POSTGRES_PASSWORD` | Mot de passe Postgres, utilisé à la fois par le service `postgres` et par l'app (connexion par champs séparés, pas d'URL — aucun caractère à encoder) |
| `PGHOST` / `PGPORT` / `PGDATABASE` / `PGUSER` | Optionnels, déjà cohérents par défaut avec le service `postgres` du compose (`postgres`/`5432`/`octane`/`octane`) |
| `OIDC_REDIRECT_URI` | URL publique de callback, doit correspondre à celle configurée dans Authentik (ex: `https://octane.dandrove.com/auth/callback`) |
Les migrations SQL (`src/db/migrations/*.sql`) sont exécutées automatiquement au démarrage du conteneur `app`, de façon idempotente (une table `schema_migrations` garde la trace des fichiers déjà appliqués).
Pas besoin d'avoir Authentik pour essayer l'application en premier lieu. Un mode `DEV_BYPASS_AUTH` remplace la redirection OIDC par un simple formulaire "choisissez un nom" — **à n'utiliser qu'en local, jamais en production**.
```bash
cp .env.example .env
```
Dans `.env`, mettre :
```
DEV_BYPASS_AUTH=true
POSTGRES_PASSWORD=changeme
SESSION_SECRET=une-longue-chaine-aleatoire
```
(Les variables `AUTHENTIK_*` / `OIDC_*` peuvent rester vides tant que `DEV_BYPASS_AUTH=true`.)
Puis, avec Docker Compose (fichier séparé `docker-compose.dev.yml`, sans dépendance au réseau Authentik) :
```bash
docker compose -f docker-compose.dev.yml up --build
Ouvrir `http://localhost:3000` : vous serez redirigé vers `/auth/login`, qui affiche un formulaire pour choisir un nom (et cocher "Compte admin" si besoin) au lieu de passer par Authentik. Chaque nom saisi crée un utilisateur distinct et persistant en base — pratique pour tester le vote sur les suggestions avec plusieurs "personnes" (ouvrez un autre navigateur ou une fenêtre de navigation privée pour vous connecter sous un second nom).
Une fois satisfait, repassez `DEV_BYPASS_AUTH=false` et configurez les variables `AUTHENTIK_*`/`OIDC_*` avant de déployer avec `docker-compose.yml` (celui avec le réseau Authentik).
Le workflow `.github/workflows/ci.yml` se déclenche **uniquement sur push vers `main`** :
```mermaid
flowchart LR
Push["push sur main"] --> Test["Job test\nnpm ci + npm test"]
Test -- succès --> Build["Job build-and-push\ndocker build (app seule)"]
Build --> Push2["push vers ghcr.io\n:latest"]
Push2 -. "détecte le nouveau digest" .-> Watchtower["Watchtower (sur votre serveur)"]
Watchtower --> Redeploy["redéploie le conteneur app"]
```
1.**Job `test`** : installe les dépendances et lance `npm test` (tests unitaires avec le test runner natif de Node — `node --test`, aucune dépendance de test supplémentaire). Actuellement couvre la validation des liens YouTube/Spotify (`test/*.test.js`).
2.**Job `build-and-push`** (uniquement si les tests passent) : construit **uniquement l'image de l'app** (le `Dockerfile` ne contient que Node/Express, jamais Postgres) et la publie sur `ghcr.io/nfonteyne/octane-website:latest`.
Sur votre serveur, `docker-compose.yml` référence cette image directement (`image: ghcr.io/nfonteyne/octane-website:latest`) au lieu de la construire — Watchtower peut donc la surveiller et la mettre à jour automatiquement dès qu'un nouveau push sur `main` produit une nouvelle image.
Si le repo GitHub est privé, le package `ghcr.io` publié le sera aussi : sur le serveur, faites une fois :
avec un token GitHub (classic PAT ou fine-grained) ayant le scope `read:packages`.
Pour lancer les tests en local :
```bash
npm test
```
## Sauvegarde de la base de données
Aucune sauvegarde automatique n'est intégrée à l'application — c'est volontaire, pour que vous gardiez la main sur votre solution de backup externe. Les données Postgres vivent entièrement dans le volume Docker nommé **`pgdata`** (déclaré dans `docker-compose.yml`, monté sur `/var/lib/postgresql/data` du service `postgres`).
Repérer le nom réel du volume (préfixé par le nom du projet Compose) :
```bash
docker volume ls | grep pgdata
docker volume inspect <nom_du_volume> # donne le Mountpoint sur le disque de l'hôte
```
Deux façons de sauvegarder depuis l'extérieur :
- **Backup logique (`pg_dump`)**, recommandé, portable entre versions de Postgres :